Mon Paris-Web #2

Après une première visite l’année dernière c’est avec impatience et excitation que je suis arrivé (à l’heure et malgré les bouchons s’il vous plaît) à Paris Web 2012. L’année dernière je découvrais, tout, les conférences, l’ambiance, les bisounours participants, et je n’ai pas réussi à ressortir quelque chose de consistant pour vous en faire le debrief, cette fois c’est un peu plus clair.

Je ne vais pas vous faire le compte rendu des confs, vous trouverez ça ailleurs, et puis je n’arrive presque pas à relire les quelques notes que j’ai prises alors…

Leçon n°1 : Choisir la bonne conférence c’est dur, et je crois que je me suis trompé plusieurs fois.

Leçon n°2 : Il y a toujours des conférences absolument stupéfiantes à Paris Web (La drogue c’est mal, sauf quand tu viens parler de design ;))

Leçon n°3 : J’ai retenu une chose en mélangeant toutes les conférences que j’ai vu. Plus que jamais, le web et les technos en générale doivent se recentrer sur l’humain et le réel. C’est pas nouveau comme constat, c’est peut-être biaisé par ma sensibilité et/ou mes choix de conférences, mais c’est le message que j’ai retenu. Je n’invente rien : « Du réel au réel » / « Le jeu en vie » / « Les objets se font internet » / « The real me ». Et puis c’est aussi influencé par la suite…

Leçon n°4 : Paris Web ce n’est pas que des conférences.

Et c’est bien ça qui fait la différence avec d’autres évènements et c’est cela que j’ai mal compris ou moins bien ressenti la première fois. 2012, la fin d’un monde, l’année où j’ai commencé à ressentir le vrai sens de #sharethelove.

Nicolas « se plaint » du mode bisounours (cd / etc / etera : Mon dépuçelage de Paris Web), mais c’est (aussi) cela que beaucoup viennent chercher (moi par exemple). Je comprend que si on est pas dans le même état d’esprit on peut avoir du mal mais avec un peu de lâcher prise, le mode bisounours, tant qu’il est vécu avec honnêteté, est tellement nécessaire.

Ce qui réunit une grande partie des gens à Paris Web c’est des valeurs communes, un sens éthique commun1 et une grosse grosse envie de partager. Finalement, le web ce n’est peut-être qu’un prétexte. Un beau et vaste prétexte. Une base qui nous unit, mais on pourrait créer un Paris-Menuiserie ou un Paris-Baguette…

#sharethelove je l’ai compris en ressentant de l’empathie2 pour des orateurs stressés à mort, ou jetlagé puissance pikachu (ne cherchez pas de lien particulier, collision de neurones impromptue).

#sharethelove je l’ai compris en voyant/vivant ça :

Applaudissement LSF - Paris Web 2012

#sharethelove je l’ai compris pendant la mini-conf de Tanguy Lohéac, qui a présenté la journée d’une personne aveugle avec comme seul outil d’aide, un smartphone. Impressionnant, plein de respect et très responsabilisant.

#sharethelove je l’ai compris en voyant tellement de gens sourire, partout, tout le temps, c’est tellement rare.

#sharethelove je l’ai compris parce que je me sentais bien dans ce forum IBM.

Alors pour ça et pour tout ce que j’ai oublié, merci au staff si l’un d’eux tombe ici.

J’ai été moins marqué par les conférences que l’année dernière, mais définitivement, pour moi, PW2012 > PW2011 et je suis sûr que l’année prochaine ce sera encore mieux.

  1. L’éthique ne pouvant être commune à mon sens (une sombre histoire d’individualité et d’impact de l’expérience et de l’éducation de chacun sur la construction de cette éthique).

  2. Pour une définition plus précise de l’empathie, et un bon mind-blowing, voir la vidéo présentée par D.Sciamma : Transcendenz

Crédit Photo : @edas_live